Le droit à l'oubli

4 octobre 2019

La question de l’intégration des technologies à l’école soulève les passions. C’est un objet de débat depuis fort longtemps et il semblerait que ceux qui prennent les décisions dans les écoles soient possiblement déconnectés de la réalité de nos jeunes, plus connectés que jamais. Je me questionne souvent sur la raison qui me pousse à défendre la place des technologies à l’école et une partie de mon argumentaire se retrouve dans La Presse d’il y a quelques semaines. 

Or, lorsqu’il est discuté d’éduquer nos jeunes à la citoyenneté numérique, c’est essentiellement pour les sensibiliser à leur empreinte numérique qui est, de facto, les traces qu’ils laissent derrière eux principalement dans les médias sociaux : des commentaires peu éloquents, des photos peu avantageuses, etc. Si tout le monde a droit à une seconde chance dans la vie, il semblerait que les moteurs de recherche, eux, aient la mémoire longue ! 

Cela dit, existe-t-il un droit à l’oubli ? Voyez qu’au Canada et au Québec, comme en fait foi cet article du Devoir, ce n’est pas si évident ! 

À ce sujet, écoutez le superbe balado de RadioLab sur le droit à l’oubli. Vous verrez qu’effacer son passé, ce n’est pas si simple que cela ! 

Bref, s’il devient compliqué d’avoir droit à une seconde chance et qu’on peut se croiser les doigts pour que Google soit amnésique, il est plus simple d’agir en amont en éduquant les jeunes à être conscients des traces qu’ils laissent dans la toile. C’est une des missions de l’école de préparer les jeunes à assumer leur rôle de citoyen et dans un monde où une bonne partie des rapports humains se déroule dans une dimension virtuelle, nous avons non seulement un devoir de vigilance, mais surtout, un devoir d’éducation !

Pour des questions ou commentaires : ma.girard@cdsl.qc.ca